Bonjour les gens.
Après un temps en cale sèche, un temps de cochon, un temps de chien, un temps de Toussaint... I'm back.
J'étais à court. A court d'inspiration, à cour, pas à jardin.
Alors? Ben v'la l'printemps...
Samedi, temps radieux, je suis allé à la calanque de Sormiou avec mon amoureux (celui-là... faut suivre!) et à l'improviste, en string de dentelle noire, en compagnie d'une bretonne bien plus courageuse que moi (mais bon, une sardine bretonne. Moi je suis une sardine de la Méditerranée, qualité supérieure, à manier avec précaution), j'ai fait un petit aller-retour splash/splash dans la
mer glaciale. J'ai dû y rester 15 secondes, mais ce sont les premières
quinze secondes de l'année...
V´la l'printemps. J'ai (encore) appris aujourd'hui que mon cv est surdimensionné... (Encore) un poste qui m'échappe... Savent pas ce qu'ils perdent ces cons... Et pendant ce temps là, aux Caïmans...
Mais, j'ai finalement commencé lundi dernier une première (petite, toute petite et mal payée) mission.
C'est bien. Je vais bien.
Reprendre le clavier.
On verra. Peut-être sera-ce juste un p'tit pétard mouillé ? Une envie passagère de partager mes humeurs...
Nous verrons.
Pendant tout le mois d'avril, il y a un an, j'ai été très inspirée. Je vous ai raconté le feuilleton en 12 épisodes de mes antilles... J'ai adoré écrire . Écrire ça.
J'aurais envie d'être aussi prolixe... Rien n'est moins sûr. Savoir rendre passionnante la vie de tous les jours?
Tant pis! Faudra vous y faire...
A bientôt, et prenez soin de vous.
mercredi 17 avril 2013
dimanche 24 février 2013
Le corps du cirque
Hier soir, je suis allée avec mon amie N. voir "Pulsions",
spectacle de la 24ème promotion de l'Ecole Nationale de Cirque de Châlons.
Temps glacial, mistral noir et insensible à nos trépignements en attendant que s'ouvre le chapiteau.
Et quand ça commence... Emotion intacte, presque religieuse devant cette énergie sauvage, brute, cette force pure, fluide et contrôlée, cette étrange sensualité brutale.
Ces jeunes gens traversent nos corps, ils ont tout compris des rapports entre les hommes et les femmes, la domination, la soumission, les renversements sidérants, les genres qui se mélangent, superbe duo de femmes au trapèze fixe, sensuel et dangereux, et ce grand travesti en perruque blonde et hauts talons rouges, au torse d'acier qui enroule sur ses bras les sangles de son envol.
La musique douce et dure, rock et ballades, le décor en forme de tour de Babel, qui enferme et libère dans son cercle de gaze blanche sur laquelle sont projetés Jérôme Bosh et Pieter Bruegel ajoutent à l'intensité.
J'ai toujours été fascinée par les corps circassiens. J'ai eu la chance de côtoyer professionnellement des artistes que j'ai vu répéter, suer, travailler comme des esclaves bienheureux, que j'ai vu souffrir, se blesser, recommencer encore et encore.
La première fois que j'ai vu un numéro de cordes volantes, j'ai cru que mon coeur de battre allait s'arrêter. Chaque fois que les trapézistes s'élancent, que s'envole la bascule coréenne, que glisse le mât chinois, ça cogne dans ma poitrine.
La beauté de ces corps, lisses et félins, muscles dessinés, genoux emmaillotés, poignets bandés, cheveux fous, maîtrise du regard...
La folie et la sagesse.
Comme du sexe brut et comme un infini savoir, le calme face au danger et le plaisir au bout.
Temps glacial, mistral noir et insensible à nos trépignements en attendant que s'ouvre le chapiteau.
Et quand ça commence... Emotion intacte, presque religieuse devant cette énergie sauvage, brute, cette force pure, fluide et contrôlée, cette étrange sensualité brutale.
Ces jeunes gens traversent nos corps, ils ont tout compris des rapports entre les hommes et les femmes, la domination, la soumission, les renversements sidérants, les genres qui se mélangent, superbe duo de femmes au trapèze fixe, sensuel et dangereux, et ce grand travesti en perruque blonde et hauts talons rouges, au torse d'acier qui enroule sur ses bras les sangles de son envol.
La musique douce et dure, rock et ballades, le décor en forme de tour de Babel, qui enferme et libère dans son cercle de gaze blanche sur laquelle sont projetés Jérôme Bosh et Pieter Bruegel ajoutent à l'intensité.
J'ai toujours été fascinée par les corps circassiens. J'ai eu la chance de côtoyer professionnellement des artistes que j'ai vu répéter, suer, travailler comme des esclaves bienheureux, que j'ai vu souffrir, se blesser, recommencer encore et encore.
La première fois que j'ai vu un numéro de cordes volantes, j'ai cru que mon coeur de battre allait s'arrêter. Chaque fois que les trapézistes s'élancent, que s'envole la bascule coréenne, que glisse le mât chinois, ça cogne dans ma poitrine.
La beauté de ces corps, lisses et félins, muscles dessinés, genoux emmaillotés, poignets bandés, cheveux fous, maîtrise du regard...
La folie et la sagesse.
Comme du sexe brut et comme un infini savoir, le calme face au danger et le plaisir au bout.
lundi 18 février 2013
Savoir être légère.
Soirée d'hiver dans un pub bruyant, joyeux et qui eut été enfumé ne serait la loi l'interdisant. Un groupe local joue avec un peu de lourdeur, mais dans la bonne humeur, des standards de rock et de pop.
Irish coffee corsé, discussion animée.
Ca tourne autour de nos souvenirs sexuels les plus marquants, les plus excitants, les impérissables, les inusables, ceux qu'on appelle à la rescousse quand le reste fout le camp.
Surprises, coups en douce, endroits insolites, purs shoots d'adrénaline. Moments troubles, inachevés, éphémères ou prémices...
M me raconte cette fois, au cours d'un dîner entre collègues, avec les époux et épouses des uns et des autres. Sa compagne est là aussi.
Il est assis à côté de la femme du chargé de clientèle pro, un bon copain.
Très vite, leurs genoux, leurs pieds, leurs jambes se frôlent, très vite sa jambe à elle sur sa cuisse à lui.
Très vite, tout en mangeant, en conversant, sa main à lui qui remonte le long de sa jambe à elle, va plus loin, plus haut.
Son cerveau est double. Il parle, plaisante, lève son verre à la santé d'untel, et il bande, il bande, il en a mal aux couilles.
Elle se lève, va aux toilettes, revient. Le manège recommence de plus belle. Elle a enlevé sa culotte. Ses doigts la fouillent. Elle est trempée. Il sent l'odeur de son sexe et se demande comment nul ne s'en aperçoit... Elle laisse l'empreinte de son émoi sur ses doigts, sur la chaise...
Après le café, il n'ose pas se lever tant son sexe tend son pantalon.
Il se force à penser à autre chose, aux résultats de la boite, à la mort de Louis XVI, aux embarras de la circulation...
Il se calme. Il se lève.
Tout le monde se sépare.
Ils montent à quatre dans la voiture du mari de la dame.
Sa compagne à l'avant et lui à l'arrière avec l'épouse.
Il l'a branlée dans la nuit, tout au long du trajet.
La suite est plus banale. Elle est devenue pour quelques mois une de ses plus délicieuses maîtresses.
Le temps du récit, le bruit, la musique, le pub se sont éloignés. J'étais à table, dans la voiture...
Ensuite, ce fut mon tour de relater un de mes shoots d'adrénaline.
Sans doute vous le raconterai-je?
PS : Le titre de ce post est bien sûr un clin d'oeil à Emma.
PPS : Ce n'est pas encore tout à fait le printemps, mais j'en ai marre de mes posts ouin ouin. Je change de braquet ?
Irish coffee corsé, discussion animée.
Ca tourne autour de nos souvenirs sexuels les plus marquants, les plus excitants, les impérissables, les inusables, ceux qu'on appelle à la rescousse quand le reste fout le camp.
Surprises, coups en douce, endroits insolites, purs shoots d'adrénaline. Moments troubles, inachevés, éphémères ou prémices...
M me raconte cette fois, au cours d'un dîner entre collègues, avec les époux et épouses des uns et des autres. Sa compagne est là aussi.
Il est assis à côté de la femme du chargé de clientèle pro, un bon copain.
Très vite, leurs genoux, leurs pieds, leurs jambes se frôlent, très vite sa jambe à elle sur sa cuisse à lui.
Très vite, tout en mangeant, en conversant, sa main à lui qui remonte le long de sa jambe à elle, va plus loin, plus haut.
Son cerveau est double. Il parle, plaisante, lève son verre à la santé d'untel, et il bande, il bande, il en a mal aux couilles.
Elle se lève, va aux toilettes, revient. Le manège recommence de plus belle. Elle a enlevé sa culotte. Ses doigts la fouillent. Elle est trempée. Il sent l'odeur de son sexe et se demande comment nul ne s'en aperçoit... Elle laisse l'empreinte de son émoi sur ses doigts, sur la chaise...
Après le café, il n'ose pas se lever tant son sexe tend son pantalon.
Il se force à penser à autre chose, aux résultats de la boite, à la mort de Louis XVI, aux embarras de la circulation...
Il se calme. Il se lève.
Tout le monde se sépare.
Ils montent à quatre dans la voiture du mari de la dame.
Sa compagne à l'avant et lui à l'arrière avec l'épouse.
Il l'a branlée dans la nuit, tout au long du trajet.
La suite est plus banale. Elle est devenue pour quelques mois une de ses plus délicieuses maîtresses.
Le temps du récit, le bruit, la musique, le pub se sont éloignés. J'étais à table, dans la voiture...
Ensuite, ce fut mon tour de relater un de mes shoots d'adrénaline.
Sans doute vous le raconterai-je?
PS : Le titre de ce post est bien sûr un clin d'oeil à Emma.
PPS : Ce n'est pas encore tout à fait le printemps, mais j'en ai marre de mes posts ouin ouin. Je change de braquet ?
jeudi 14 février 2013
Valentine's day
Il y a un an, le 14 février, j'avais écris ce texte.
Aujourd'hui, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre...
Celui-qui-m'accompagne-depuis-presque-toujours n'est plus à mes côtés.
Il est parti courir sur d'autres mers. Hardi marin! Vogue bien, pas trop loin s'il-te-plaît.
Envoie moi quelques signaux de fumée, quelques messages en morse, je t'aime encore et tu me manques,
violemment parfois, sourdement à d'autres moments, brefs et pleurants.
M-depuis-deux-ans-déjà, hé bien cela fait trois ans maintenant...
Je t'aime aussi, différemment.
Tu t'es mué en compagnon, solide je crois, tranquille aussi.
J'ai de la chance.
Aujourd'hui, ici, il fait beau. Comme toujours en février, au bord de la Méditerranée, les premières fleurs rose tendre des amandiers forment leurs petits bouquets pâles le long des routes et des voies de chemin de fer, visions surprises, fugaces.
Plus loin à l'est, les mimosas explosent jaunes et poudreux.
L'eau des flaques est glacée dans les rues sans soleil, mais derrière les vitres, les joues s'empourprent.
Saint-Valentin, fuck it.
Aujourd'hui, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre...
Celui-qui-m'accompagne-depuis-presque-toujours n'est plus à mes côtés.
Il est parti courir sur d'autres mers. Hardi marin! Vogue bien, pas trop loin s'il-te-plaît.
Envoie moi quelques signaux de fumée, quelques messages en morse, je t'aime encore et tu me manques,
violemment parfois, sourdement à d'autres moments, brefs et pleurants.
M-depuis-deux-ans-déjà, hé bien cela fait trois ans maintenant...
Je t'aime aussi, différemment.
Tu t'es mué en compagnon, solide je crois, tranquille aussi.
J'ai de la chance.
Aujourd'hui, ici, il fait beau. Comme toujours en février, au bord de la Méditerranée, les premières fleurs rose tendre des amandiers forment leurs petits bouquets pâles le long des routes et des voies de chemin de fer, visions surprises, fugaces.
Plus loin à l'est, les mimosas explosent jaunes et poudreux.
L'eau des flaques est glacée dans les rues sans soleil, mais derrière les vitres, les joues s'empourprent.
Saint-Valentin, fuck it.
lundi 4 février 2013
De la valeur des choses.
En me promenant avant-hier, je m'amusais à faire mentalement le calcul de ce que je portais sur le dos... je trouvais que ça faisait cher.
En commençant par le bas, je remonte :
Une paire de bottines. Achetées soldées 135 €, valeur affichée 350 €.
Un jean's de marque, valeur vénale il y a deux ans 120 €.
Un pull à 3 sous, acheté sur un marché il y a longtemps.
Une veste en cuir Agnès B. Pièce maîtresse de ma collection de fringues, ce petit blouson en agneau plongé (je me demande bien dans quoi on a fait plonger cette pauvre bête qui lui donne une si belle peau...) est mon dernier achat déraisonnable antes la fin de mon contrat. Acheté soldé 400 €, valeur affichée 850 €.
Un manteau acheté soldé il y a 3 ans, 400 €, valeur affichée 800 €.
J'ai aussi bien sûr une culotte (je n'en porte pas toujours... mais ne nous égarons pas), un soutien gorge, des chaussettes, des gants, une écharpe ... Ca ne compte pas et mon propos n'est pas là...
A l'état neuf et non soldé, le principal de ce que je porte vaudrait environ 2120 €. Si je vends tout ça sur Ebay, en admettant que quelqu'un en veuille, j'en tirerai, grâce à Agnès B, une centaine d'Euros tout au plus... En fait, ça ne vaut plus rien.
La batterie de mon Iphone 3GS, (deux ans et demi d'âge, valeur 500 €, acheté en juin 2010) après le vol du premier, est en rade.
Suis allé sur des forums "changer la batterie d'un Iphone"... La première greffe cardiaque du professeur Barnard en 1967 fut une promenade de santé à côté de l'opération qui consiste à délicatement ventouser la batterie de Monsieur Jobs... Tu jettes donc ton téléphone intelligent et l'opérateur t'en fournit obligeamment un neuf. Un 5 si possible, comme ça tu changes aussi toutes tes connexions, fils, casques, etc...
Je me suis dis avant-hier en me baladant que je ne savais plus la valeur des choses... La valeur de mon travail. Je suis très bonne dans ma spécialité et j'ai même connu quelques heures de gloire... Quand j'avais 35/40 ans... Jusqu'à 45 ans à peu près, je valais. Tout d'un coup, à l'aune d'un accident de parcours professionnel, à la cinquantaine, je ne vaux plus rien... C'est curieux non ?
Je crois que je suis suffisamment active et vive pour finir par retrouver une activité professionnelle. Mais je ne retrouverai jamais le salaire que j'avais. Et qui me permettait de me payer des Iphone à 500 balles et des vestes en agneau plongé sans sourciller. Mon "train de vie" a déjà, depuis un an, diminué de moitié.
Je me pose de façon philosophique et réelle la question de la décroissance. De ma propre décroissance, en tâchant de ne pas y voir une quelconque déchéance mais plutôt une autre façon de vivre. Quelque chose d'optimiste. Quelque chose de joyeux. Quelque chose qui va m'aider à changer aussi dedans... Tu le vois là, le léger halo autour de ma tête, l'auréole qui commence à me pousser ?
Juste vivre autrement, se dire que c'est bien, que ce n'est pas une très dure contrainte imposée par cetteputain de société en crise... Et mes ailes? Tu les vois pousser mes ailes?
Alors, quand vraiment je pète un câble parce que je reçois le énième refus poli ( Chère Madame, vous êtes si formidable, mais...) à un énième CV envoyé en me disant d'une toute petite voix "on sait jamais...", je me dis que,pour l'instant et tant que ça dure , il n'y a qu'une consolation à l'attente du printemps : une bonne baise, car ça, ça coûte rien et ça vaut tout...
En commençant par le bas, je remonte :
Une paire de bottines. Achetées soldées 135 €, valeur affichée 350 €.
Un jean's de marque, valeur vénale il y a deux ans 120 €.
Un pull à 3 sous, acheté sur un marché il y a longtemps.
Une veste en cuir Agnès B. Pièce maîtresse de ma collection de fringues, ce petit blouson en agneau plongé (je me demande bien dans quoi on a fait plonger cette pauvre bête qui lui donne une si belle peau...) est mon dernier achat déraisonnable antes la fin de mon contrat. Acheté soldé 400 €, valeur affichée 850 €.
Un manteau acheté soldé il y a 3 ans, 400 €, valeur affichée 800 €.
J'ai aussi bien sûr une culotte (je n'en porte pas toujours... mais ne nous égarons pas), un soutien gorge, des chaussettes, des gants, une écharpe ... Ca ne compte pas et mon propos n'est pas là...
A l'état neuf et non soldé, le principal de ce que je porte vaudrait environ 2120 €. Si je vends tout ça sur Ebay, en admettant que quelqu'un en veuille, j'en tirerai, grâce à Agnès B, une centaine d'Euros tout au plus... En fait, ça ne vaut plus rien.
La batterie de mon Iphone 3GS, (deux ans et demi d'âge, valeur 500 €, acheté en juin 2010) après le vol du premier, est en rade.
Suis allé sur des forums "changer la batterie d'un Iphone"... La première greffe cardiaque du professeur Barnard en 1967 fut une promenade de santé à côté de l'opération qui consiste à délicatement ventouser la batterie de Monsieur Jobs... Tu jettes donc ton téléphone intelligent et l'opérateur t'en fournit obligeamment un neuf. Un 5 si possible, comme ça tu changes aussi toutes tes connexions, fils, casques, etc...
Je me suis dis avant-hier en me baladant que je ne savais plus la valeur des choses... La valeur de mon travail. Je suis très bonne dans ma spécialité et j'ai même connu quelques heures de gloire... Quand j'avais 35/40 ans... Jusqu'à 45 ans à peu près, je valais. Tout d'un coup, à l'aune d'un accident de parcours professionnel, à la cinquantaine, je ne vaux plus rien... C'est curieux non ?
Je crois que je suis suffisamment active et vive pour finir par retrouver une activité professionnelle. Mais je ne retrouverai jamais le salaire que j'avais. Et qui me permettait de me payer des Iphone à 500 balles et des vestes en agneau plongé sans sourciller. Mon "train de vie" a déjà, depuis un an, diminué de moitié.
Je me pose de façon philosophique et réelle la question de la décroissance. De ma propre décroissance, en tâchant de ne pas y voir une quelconque déchéance mais plutôt une autre façon de vivre. Quelque chose d'optimiste. Quelque chose de joyeux. Quelque chose qui va m'aider à changer aussi dedans... Tu le vois là, le léger halo autour de ma tête, l'auréole qui commence à me pousser ?
Juste vivre autrement, se dire que c'est bien, que ce n'est pas une très dure contrainte imposée par cette
Alors, quand vraiment je pète un câble parce que je reçois le énième refus poli ( Chère Madame, vous êtes si formidable, mais...) à un énième CV envoyé en me disant d'une toute petite voix "on sait jamais...", je me dis que,
dimanche 6 janvier 2013
9,32
Drôle de fin d'année... Drôle de début d'année.
Le grand appartement est mon domaine désormais, j'ai désserré mes tiroirs trop pleins et rangé mes foulards, mes châles, mes soies cambodgiennes et mes jolis dessous dans les commodes vidées de leurs chaussettes taille 42 et de leur t-shirts taille M.
Ce matin, j'ai acheté deux courgettes, un poivron, deux poires, deux pommes, deux bananes, un oignon, une petite salade, une tête de fenouil, 500 grammes de pommes de terre ... 9,32 s'il te plait! me dit mon charmant légumier habituel. 9 Euros... Les yaourts par 4 à la supérette ouverte le dimanche matin !? Et j'en ai pour 3 jours... Le célibat a ceci d'avantageux que tu achètes beaucoup moins à manger... Et que la machine à laver la vaisselle est un peu inutile. Tu fais la nique au lobby nucléaire, ce qui n'est pas une maigre satisfaction.
Le chat dort avec moi. Mais pas au pied du lit comme avant. Non. Sa tête contre la mienne. Comme s'il sentait mon désarroi.
L'étudiante est repartie étudier.
Putain! C'est la louze! Coup de blues... Mais ça, ça rime avec 2012...
Alors, les gens, je vous souhaite une belle année 2013, surprenante, jouissive, amicale, familiale, amoureuse, rêveuse, joyeuse et très franchement, je me souhaite la même! En mieux.
PS : merci à tous de vos mots doux sur mon dernier post et de ceux reçus par mail.
Le grand appartement est mon domaine désormais, j'ai désserré mes tiroirs trop pleins et rangé mes foulards, mes châles, mes soies cambodgiennes et mes jolis dessous dans les commodes vidées de leurs chaussettes taille 42 et de leur t-shirts taille M.
Ce matin, j'ai acheté deux courgettes, un poivron, deux poires, deux pommes, deux bananes, un oignon, une petite salade, une tête de fenouil, 500 grammes de pommes de terre ... 9,32 s'il te plait! me dit mon charmant légumier habituel. 9 Euros... Les yaourts par 4 à la supérette ouverte le dimanche matin !? Et j'en ai pour 3 jours... Le célibat a ceci d'avantageux que tu achètes beaucoup moins à manger... Et que la machine à laver la vaisselle est un peu inutile. Tu fais la nique au lobby nucléaire, ce qui n'est pas une maigre satisfaction.
Le chat dort avec moi. Mais pas au pied du lit comme avant. Non. Sa tête contre la mienne. Comme s'il sentait mon désarroi.
L'étudiante est repartie étudier.
Putain! C'est la louze! Coup de blues... Mais ça, ça rime avec 2012...
Alors, les gens, je vous souhaite une belle année 2013, surprenante, jouissive, amicale, familiale, amoureuse, rêveuse, joyeuse et très franchement, je me souhaite la même! En mieux.
PS : merci à tous de vos mots doux sur mon dernier post et de ceux reçus par mail.
jeudi 20 décembre 2012
Tout arrive...
Tout arrive... Après avoir passé mon temps à donner des coups de boutoir
dans cette relation, dans ce mariage, après avoir tenté le diable par
tous les bouts de la chandelle, après être partie tant de fois, après
être revenue tant de fois, après avoir rêvé à cette liberté, à cette
indépendance, tout arrive. C'est lui qui met fin à cette partie de
l'histoire. Il a raison sur bien des points. Au milieu de l'émotion
violente qui m'a étreint samedi soir, à l'annonce du berger à la
bergère, j'ai retenu des mots, des expressions, sa parfaite
détermination. Cet homme là, lent taureau qui prend longuement son élan
avant de faire les choses, ce roi de la non-consommation réfléchie, ce
garçon posé et pudique en tous points, mon mari en somme depuis 26 ans,
mon amoureux depuis plus de 30 ans, cet homme me quitte.
C'est une décision juste. Juste pour lui et juste pour moi. Il y avait tant de non-dit entre nous, tant de silence...
En vrac il m'a dit... Que notre couple n'était plus un couple, mais une sorte de coquille vide, une relation forte, empreinte d'une profonde affection, d'estime, de respect, plus forte que bien des liens familiaux... Mais pas une relation de couple.
Nos corps ne se parlent pas lui ais-je dit. C'est joliment dit à-t-il répliqué. Comment peut-on passer des week-ends, des vacances en Sicile, des jours entiers sur le bateau à poil, se frôler, dormir ensemble et qu'il y ait comme un mur de verre entre nous?
Notre couple est mort et je ne veux pas continuer avec de simples arrangements d'emploi du temps. T'es là ce week-end ? Oui/non/peut-être/ cocher la bonne case...
Après la République Dominicaine (1), nous n'avons jamais réussi à recoller cette blessure, cette fêlure.
J'ai attendu, j'ai longtemps cru que la routine nous tuait et qu'il fallait rompre cette routine, qu'on se retrouverait...
On ne s'est jamais ou très rarement trouvé. Nos sensualités, nos sexualités ne sont pas les mêmes. Nos moments de tension érotique ont curieusement correspondu dans le passé à nos moments de crise. Plus la crise était aiguë, mieux on baisait... Quelque chose comme ça. Éclairs fugaces au milieu de mois et d'années insipides, d'années plombées par l'absence de désir.
D'où vient ce sentiment d'échec? Sans doute en partie pour lui comme pour moi d'avoir attendu aussi longtemps pour oser dire tout cela? D'où vient ce sentiment très désagréable d'être plaquée alors que je l'ai voulu si fort ce moment?
Bien sûr, il a rencontré quelqu'un et si je ne pense absolument pas qu'il se mette à vivre avec elle demain matin, (et d'ailleurs, ça ne me regarde pas), c'est la goutte qui fabrique le précipité dans une réflexion qui remonte à plusieurs années, dans un lent mûrissement de la pensée et des sentiments.
Je t'ai trouvé si belle, je t'ai tant désiré, je t'ai tant aimé... Je ne peux plus attendre. C'est fini. Comme un tas de cendres après l'incendie. C'est froid. J'ai froid...
Il restera mon éternel regret de ne pas avoir su, de ne pas avoir pu, de ne pas avoir osé être avec lui ce que je suis pleinement. De lui avoir toujours menti sans doute. Un peu, beaucoup, passionnément. Il me restera aussi envers lui une éternelle rancœur qu'il n'ait pas, lui non plus, jamais fait le pas. Un éternel regret de n'avoir presque jamais partagé les jeux érotiques, le désir qui fait mouiller, le plaisir qui fait trembler... Parce que je l'ai aimé si fort et il m'a aimé si fort.
Et je l'aime d'amour encore...
Aujourd'hui, concrètement, nos situations sociales sont diamétralement opposées . Il est cadre sup quinqua, qui a le vent en poupe dans sa boîte, n'a aucune inquiétude sur la pérennité de son emploi, épanoui dans son travail, dans une certaine aisance financière.
Je suis cadre sup quinqua, dans un domaine étroit en perte de vitesse, au chômage depuis un an...
Tout ça me traverse violemment.
Peur, soulagement, sentiment de fragilité, envie de vivre ailleurs, sourire, attendrissement, souvenirs, pleurs, avenir, putain de crise...
Bon ben... C'est pas tout ça... Vous croyez qu'il faut que j'investisse dans un lifting après la fin du monde ?
(1) La République Dominicaine : voir sur ce blog les posts "Antilles"... Ca commence ici. J'ai raconté cette histoire tout au long du mois d'avril dernier.
C'est une décision juste. Juste pour lui et juste pour moi. Il y avait tant de non-dit entre nous, tant de silence...
En vrac il m'a dit... Que notre couple n'était plus un couple, mais une sorte de coquille vide, une relation forte, empreinte d'une profonde affection, d'estime, de respect, plus forte que bien des liens familiaux... Mais pas une relation de couple.
Nos corps ne se parlent pas lui ais-je dit. C'est joliment dit à-t-il répliqué. Comment peut-on passer des week-ends, des vacances en Sicile, des jours entiers sur le bateau à poil, se frôler, dormir ensemble et qu'il y ait comme un mur de verre entre nous?
Notre couple est mort et je ne veux pas continuer avec de simples arrangements d'emploi du temps. T'es là ce week-end ? Oui/non/peut-être/ cocher la bonne case...
Après la République Dominicaine (1), nous n'avons jamais réussi à recoller cette blessure, cette fêlure.
J'ai attendu, j'ai longtemps cru que la routine nous tuait et qu'il fallait rompre cette routine, qu'on se retrouverait...
On ne s'est jamais ou très rarement trouvé. Nos sensualités, nos sexualités ne sont pas les mêmes. Nos moments de tension érotique ont curieusement correspondu dans le passé à nos moments de crise. Plus la crise était aiguë, mieux on baisait... Quelque chose comme ça. Éclairs fugaces au milieu de mois et d'années insipides, d'années plombées par l'absence de désir.
D'où vient ce sentiment d'échec? Sans doute en partie pour lui comme pour moi d'avoir attendu aussi longtemps pour oser dire tout cela? D'où vient ce sentiment très désagréable d'être plaquée alors que je l'ai voulu si fort ce moment?
Bien sûr, il a rencontré quelqu'un et si je ne pense absolument pas qu'il se mette à vivre avec elle demain matin, (et d'ailleurs, ça ne me regarde pas), c'est la goutte qui fabrique le précipité dans une réflexion qui remonte à plusieurs années, dans un lent mûrissement de la pensée et des sentiments.
Je t'ai trouvé si belle, je t'ai tant désiré, je t'ai tant aimé... Je ne peux plus attendre. C'est fini. Comme un tas de cendres après l'incendie. C'est froid. J'ai froid...
Il restera mon éternel regret de ne pas avoir su, de ne pas avoir pu, de ne pas avoir osé être avec lui ce que je suis pleinement. De lui avoir toujours menti sans doute. Un peu, beaucoup, passionnément. Il me restera aussi envers lui une éternelle rancœur qu'il n'ait pas, lui non plus, jamais fait le pas. Un éternel regret de n'avoir presque jamais partagé les jeux érotiques, le désir qui fait mouiller, le plaisir qui fait trembler... Parce que je l'ai aimé si fort et il m'a aimé si fort.
Et je l'aime d'amour encore...
Aujourd'hui, concrètement, nos situations sociales sont diamétralement opposées . Il est cadre sup quinqua, qui a le vent en poupe dans sa boîte, n'a aucune inquiétude sur la pérennité de son emploi, épanoui dans son travail, dans une certaine aisance financière.
Je suis cadre sup quinqua, dans un domaine étroit en perte de vitesse, au chômage depuis un an...
Tout ça me traverse violemment.
Peur, soulagement, sentiment de fragilité, envie de vivre ailleurs, sourire, attendrissement, souvenirs, pleurs, avenir, putain de crise...
Bon ben... C'est pas tout ça... Vous croyez qu'il faut que j'investisse dans un lifting après la fin du monde ?
(1) La République Dominicaine : voir sur ce blog les posts "Antilles"... Ca commence ici. J'ai raconté cette histoire tout au long du mois d'avril dernier.
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