En fait, tu vois, ce soir, j'me fous de John Lennon.
Je voudrais te parler. Je voudrais te dire ce qui reste coincé dans mes yeux, dans ma gorge, dans mon ventre.
Je voudrais te dire que je t'aime et que je veux partir. Encore et encore.
Je ne veux pas te perdre et je veux m'en aller. Pas loin, pas pour toujours, pas tout le temps.
Avoir
le courage. Pourquoi faut-il avoir du courage pour dire ce que l'on
souhaite, ce que l'on rêve, pour dire qu'on veut vivre autrement ?
Qu'on
ne voudrait garder que le beau, que le bon ? La poésie et le vin, les
rires et le tango, les restos avec l'étudiante, les voyages et le
bateau...
Pour dire qu'on ne fait plus l'amour, mais que ce n'est
pas grave. Qu'on est passé ailleurs, parce que ça fait longtemps. Pas
trop longtemps. Non pas trop longtemps... Juste l'écoulement lent et vif
des jours et des nuits. Pas trop longtemps. Juste autrement.
On pourrait faire comme pour les mômes : un week-end sur deux et la moitié des vacances ?
jeudi 30 août 2012
mercredi 29 août 2012
mardi 21 août 2012
Reprendre le chemin.
Ecouter Suzanne Vega et reprendre le chemin de l'écriture. Le chemin de la rentrée, le chemin de l'école, le chemin du travail, le chemin de la recherche de sa juste place, le chemin qui succède aux chemins de traverses, aux chemins lents et doux, lents et longs, aux minutes qui se succèdent tranquillement, aux journées qui s'écoulent sans but...
Ecouter Suzanne Vega et se dire que Tom's diner is very peaceful tonight and reminds me of old and happy times... When my girl was still a little girl.
Pas de nostalgie, juste la canicule qui annonce les premiers orages et la fin d'un été que je ne regretterai pas. Ou non ?
Ecouter Massive Attack. Love is like a sin my love... Look at her with her smile like a flame... The devil makes us sin and we like it when we're spinnin' in his grin... Je ne m'en lasse pas.
La ville est chaude et sent la pisse et la merde. Le roman de Mo Hayder sent la vase, le sang et la pourriture.
Ecouter les bruits de la ville, le scooter et la bagnole, la rumeur du tram, les cris des enfants qui jouent tard au ballon en bas, et bien se rappeler que l'hiver, on ferme les fenêtres...
Ecouter Suzanne Vega et se dire que Tom's diner is very peaceful tonight and reminds me of old and happy times... When my girl was still a little girl.
Pas de nostalgie, juste la canicule qui annonce les premiers orages et la fin d'un été que je ne regretterai pas. Ou non ?
Ecouter Massive Attack. Love is like a sin my love... Look at her with her smile like a flame... The devil makes us sin and we like it when we're spinnin' in his grin... Je ne m'en lasse pas.
La ville est chaude et sent la pisse et la merde. Le roman de Mo Hayder sent la vase, le sang et la pourriture.
Ecouter les bruits de la ville, le scooter et la bagnole, la rumeur du tram, les cris des enfants qui jouent tard au ballon en bas, et bien se rappeler que l'hiver, on ferme les fenêtres...
mercredi 1 août 2012
Crumb
Sur cette petite plage du Var, au moment le plus dense, quand les familles débarquent en milieu d'après-midi, quand les mômes jouent en criant, quand les portables des ados mal élevés crachouillent du R&B de pacotille, je devrais être déjà partie à cette heure que je fuis, elle arrive. Impossible de la louper malgré la foule.
Elle détonne complètement au milieu de ce public policé et banal, qui découvre des peaux blanches et roses, des complexes, un peu de cellulite et des petits bedons exhibés dans des maillots une pièce ou des bermudas trop vastes. Elle est grande et grosse. Elle est jeune encore, et son corps déborde d'un minuscule maillot de bain, petit triangle noir qui laisse voir la moitié de sa raie des fesses et contient mal ses seins monumentaux. Elle a du ventre, du cul, des cuisses, des mollets, des bras...
Elle a des cheveux longs, frisés et rouges, des ongles trop blancs de tigresse occidentale, une chaine sur sa cheville tatouée, d'autres tatouages, au creux des reins et sur l'épaule. Elle fume des Marlboro rouges. Elle n'est pas politiquement correcte. Elle enlève son soutien-gorge et découvre une poitrine gargantuesque qui tressaute quand elle marche et joue au bord de l'eau. Quand elle s'allonge, ses seins trop lourds s'étalent en masses oblongues de chaque côté de son buste. Toute sa chair exulte et nous dit Merde!
Je ne sais plus les mots qu'il emploiera, mais mon beau-frère dira le soir, au repas, qu'il l'a trouvé quasi-répugnante.
Moi, je l'ai trouvé érotique, femelle, élastique. Bandante. Ma belle-soeur aussi...
C'est un drôle de truc la plage l'été...
Elle détonne complètement au milieu de ce public policé et banal, qui découvre des peaux blanches et roses, des complexes, un peu de cellulite et des petits bedons exhibés dans des maillots une pièce ou des bermudas trop vastes. Elle est grande et grosse. Elle est jeune encore, et son corps déborde d'un minuscule maillot de bain, petit triangle noir qui laisse voir la moitié de sa raie des fesses et contient mal ses seins monumentaux. Elle a du ventre, du cul, des cuisses, des mollets, des bras...
Elle a des cheveux longs, frisés et rouges, des ongles trop blancs de tigresse occidentale, une chaine sur sa cheville tatouée, d'autres tatouages, au creux des reins et sur l'épaule. Elle fume des Marlboro rouges. Elle n'est pas politiquement correcte. Elle enlève son soutien-gorge et découvre une poitrine gargantuesque qui tressaute quand elle marche et joue au bord de l'eau. Quand elle s'allonge, ses seins trop lourds s'étalent en masses oblongues de chaque côté de son buste. Toute sa chair exulte et nous dit Merde!
Je ne sais plus les mots qu'il emploiera, mais mon beau-frère dira le soir, au repas, qu'il l'a trouvé quasi-répugnante.
Moi, je l'ai trouvé érotique, femelle, élastique. Bandante. Ma belle-soeur aussi...
C'est un drôle de truc la plage l'été...
jeudi 12 juillet 2012
Migrations.
Bientôt la traditionnelle migration.
Les
vacances dans la maison familiale… Pas beaucoup de surprises, aucune même, mais
de vieilles habitudes et des moments rituels, toujours les mêmes, avec les
mêmes personnes ou presque. Les parents qui vieillissent et les enfants qui
grandissent. Mon chat d'appartement retrouve ses instincts de chasseur et se prend pour un tigre à la poursuite des sauterelles dans l'herbe haute... Moi, je cours, je nage, je lis, je prends le soleil, je fais la sieste sous le figuier en observant le chemin des fourmis qui ne s'arrêtent jamais de travailler...
Ca m’a souvent pesé. Mais depuis deux ou trois ans, c'est bien de se poser dans cette
familiarité, ces conversations qui se suivent et se répondent d’année en année…
Sea and sun… Pour le sex, c'est un peu trop tranquille… Salades et barbecues. Douches froides au
lavoir. Pas de réveil, pas de contrainte. Pas d'ordinateur, pas d'internet (quoique... avec les smartphones, c'est un peu difficile de faire semblant!). Les vacances du bulot.
Mais avant cela, un peu de fournaise dans le chaudron d'Avignon. Entre 120 000 et 150 000 spectateurs dans le In et 550 000 dans le Off pour les 1200 spectacles proposés cette année. Pfiouuuuu! Des palabres, des ministres, des parades et des affiches, des tracts par milliers, des salades, des grillades et des bières servies 20h sur 24, des spectacles à 10H, à 11H, à midi, à minuit, des cafés et des glaces, des festivaliers hagards, ravis, furieux, épuisés, connaisseurs, néophytes, des soldes, des voitures garées partout, un président de la République, des députés et des groupes politiques, des vieux de la vieille et des jeunes loups, des réunions, des revendications, des vieilles haines recuites, beaucoup de prétentions et de médiocrités, mais aussi de rares éblouissements artistiques... En route! La sardine va nager et se perdre en eaux troubles...
samedi 30 juin 2012
Cigales libertines.
Hier avec M (c'est lui), nous nous sommes offert une petite après-midi libertine comme on aime en été. Parce que voyez-vous, le BDSM, c'est plutôt une affaire hivernale, un truc roboratif, qui tient au corps et qui donne chaud... L'été, tels la fameuse cigale aux temps chauds, on gaspille et on se déshabille, car le cuir ou le vinyle, quand il fait 30, c'est un peu dense. Nous nous transformons ainsi en libertins naturistes.Y'a pas de sots métiers...
Rendez-vous pour déjeuner sur une plage varoise, paysage idyllique, au loin les grues de la Ciotat et l'Ile Verte. Belle journée, grosse chaleur au bord de la Grande Bleue, les estivants sont déjà là. Beaucoup d'Allemands et d'Italiens. Les gosses d'ici sont en vacances, les ados passent, maigrichons ou trop ronds, en shorts trop larges et trop longs, garçons reluquant les filles qui gloussent doucement. La lumière est laiteuse tant il fait chaud, la mer est exquise, ça se voit rien qu'à la regarder. Les petits troquets de bord de plage affichent des prix de Champs Elysées pour de médiocres Niçoises qui n'ont même pas le nombre requis d'olives noires, ou des filets de rougets beaucoup trop cuits... Pauvres bêtes!
Mais nous aimons nous retrouver là et manger dans le thermique qui se lève, lorsqu'une légère brise tempère la chaleur immobile.
Puis, nous allons dans un charmant club libertin des environs proches. Perdu dans la pinède et les vignes, il a l'immense avantage d'avoir un grand extérieur, patio de bois, transats et parasols, piscine et jacuzzi out-door, une ou deux petites paillottes plus discrètes et un bar abrité de canis.
Dès l'entrée, je la vois. "Bonjour, vous êtes S.?" "Oui". Son regard trahit son léger étonnement. Le couloir est un peu sombre et débouche sur un soleil éblouissant. Elle ne m'a pas reconnue. Moi si...
L'été dernier, dans ce même endroit, avec une gourmandise et une franchise rare chez les femmes que j'ai pu croiser dans ce genre de lieu, elle m'avait draguée, un peu comme un homme, et m'avait clouée sur place par la grâce de longues caresses douces et jouissives tout en éconduisant fermement des messieurs trop insistants qui n'auraient pas demandé mieux que de se mêler à nos jeux auxquels je m'étais prêtée avec un plaisir amusé et complice. M. me tenait la main tandis que sa langue me fouillait avec délicatesse et qu'elle plantait ses yeux dans les miens... Je l'avais relevée et nous avions échangé un joli baiser qui avait le goût de ma chatte. Et puis, quelques mots, des sourires, un feeling, nos prénoms et ciao! J'avais regretté de ne pas lui avoir demandé son 06...
Nous voici donc hier, tous deux nus sur des transats à l'ombre d'un grand parasol... Pas de mal de monde cet après-midi, des couples et des hommes seuls en nombre, guettant l'aubaine...
S. s'approche de nous. Elle se souvient, bien sûr... Il fait très chaud. On va dans la piscine ? L'eau y est tiède et claire. On a pied. Ses longs cheveux ondulent de perles d'eau. Elle n'est pas aussi jolie que dans mon souvenir, mais elle a du charme et de l'humour. Elle s'approche et me donne un long baiser, laisse courir ses mains sur moi dans l'eau. C'est doux et voluptueux. Elle me hisse sur le bord de la piscine et plonge sa tête entre mes cuisses. Je me renverse en arrière, M. sourit, je ferme les yeux. Le plaisir de sa bouche, de sa langue sur mes lèvres et mon clito qu'elle happe... nous jouons tous les trois longuement dans l'eau sous les regards des personnes présentes auxquelles nous ne prêtons guère d'attention. Je caresse ses seins, ses fesses, son ventre moelleux... Je la goûte, son sexe est attendrissant, caché, petit, etroit, je lui dis qu'elle une chatte de jeune fille... Au tour de M. de s'asseoir sur le bord de la piscine. Il est très excité et nos deux langues, nos deux bouches se mêlent le long de ses couilles et de sa queue, échanges de regards, je connais le sien, il adore, il le dit, il est au bord... Il lui roule une pelle d'enfer, ils ferment les yeux, je les regarde, je regarde leur plaisir. Son plaisir à lui. C'est la deuxième fois que je le vois avec une autre et c'est pour moi nouveau... et intéressant. Un peu déstabilisant peut-être. Je tiens à lui, mon coureur, mon galopeur... On sort de l'eau, ça commence à s'agiter autour de nous. Une nana se fait prendre par un groupe de 5 ou 6 mecs... Elle est très très occupée. Une des paillotte se remplit d'acteurs et de voyeurs. Nous restons sur nos transats. Je plonge sur le sexe de M, je le prends loin dans ma bouche, ma langue fait amoureusement le tour de son gland, je l'aspire, je le lèche de bas en haut, S. vient me prêter main forte et le branle avec une douce vigueur. Je m'empale tandis que S. et lui s'embrassent, yeux chavirés... Jouissances... Caresses et papotages. Piscine encore. Peau douce. Cette fille est drôle, décidée, délicieuse. Et j'ai son 06...
samedi 23 juin 2012
Work In progress.
Ma maison est en chantier. Depuis des semaines, je déménage pièce après pièce, je vis dans la poussière, les odeurs de peinture, je trie, je jette, je retouve de vieilles photos, de vieilles fringues, je bouge des cartons. Tout est désordre et je n'ai plus le temps d'écrire... À peine celui de lire. Fatigue. Métaphore de ma vie? Oui et non. Les choses ont beaucoup changé ces derniers mois, ruptures professionnelle et amoureuse, coups de froid, coups de blues, coups de mou, questions sans réponses pour l'instant, remises en cause...
Mais l'été est là et avec lui, les promesses de mer et de bateau, de longues soirées et de musique, de cette parenthèse fantasmée tout l'hiver. Temps trop court toujours, temps des fenêtres ouvertes et des bruits de la nuit, temps de l'eau claire qui caresse mes seins et mes fesses, temps des cheveux en désordre et du sel séché en petites rigoles blanches sur la peau, temps de la vie au cabanon du bord de l'eau, des barbecues qui fument et des melons juteux. Temps qui repousse le temps des travaux indispensables et des bonnes résolutions, de la recherche harassante de l'endroit où l'on sera un jour enfin arrivée, enfin à bon port (fantasme mille fois plus injoinable que l'été en hiver), des questions sans réponses... On verra en septembre! Bientôt les vacances...
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